Présidentielle 2027 : François Hollande intensifie la «préparation» de sa candidature en coulisses

Présidentielle 2027 : François Hollande intensifie la «préparation» de sa candidature en coulisses

Hollande assume «se préparer» pour 2027

L’offensive récente s’est cristallisée autour d’une formule : «Je me prépare», lâchée dans un entretien à l’hebdomadaire Marianne et reprise par plusieurs médias. «Comment être utile aujourd’hui ? En me préparant. Je me prépare», confie ainsi François Hollande, posant un jalon supplémentaire vers une candidature tout en se gardant de l’annoncer, selon LCP.

Les proches de l’ancien président évoquent la création d’une association de soutien, destinée notamment à recueillir des fonds et à structurer un embryon d’équipe de campagne. Déjà, le 23 mars sur France 2, Hollande affirmait qu’il y aurait en 2027 «une candidature de la gauche réformiste», sans dire s’il entendait l’incarner lui-même.

En parallèle, il martèle qu’il veut être un «acteur» de l’élection, comme il l’a expliqué sur France Inter dès 2024 : «Tout le monde, et moi en particulier compte tenu des responsabilités que j’ai exercées, doit faire sa part d’effort.» Et de préciser : «Personne ne doit se mettre en dehors et je ne me mettrai pas en dehors», signe qu’il ne se cantonnera pas à un simple rôle de commentateur du scrutin.

Des rendez-vous confidentiels avec ses soutiens

Selon RTL, François Hollande a organisé ces dernières semaines plusieurs rencontres discrètes avec ses fidèles, loin des caméras. Ces réunions, tenues notamment à Paris et en Corrèze, visent à jauger le niveau de mobilisation et à dessiner les contours d’une éventuelle campagne, à travers un noyau d’élus et de militants socialistes.

Le quotidien décrit un dispositif en montée en puissance, nourri de déjeuners politiques, de réunions dans des permanences et de contacts réguliers avec des responsables locaux. L’ancien chef de l’État cherche à vérifier qu’une candidature serait portée par un socle solide, à même de peser dans la primaire sociale‑démocrate envisagée par le Parti socialiste.

Dans ce cadre, Hollande insiste sur le fait qu’il ne veut pas être «un candidat de témoignage» devant «150 fidèles», comme il l’a confié lors d’une récente rencontre rapportée par Libération. «Je peux être utile mais je ne peux pas être un candidat de témoignage», prévient‑il, laissant entendre que son engagement dépendra de sa capacité à incarner une alternative crédible pour la gauche de gouvernement.

Une gauche en quête de leadership

Les préparatifs de l’ancien président interviennent dans un paysage politique fragmenté, où la gauche peine à faire émerger une figure consensuelle à l’horizon 2027. Entre les partisans d’une candidature issue du Parti socialiste, ceux qui misent sur Raphaël Glucksmann et les tenants d’une stratégie plus unitaire avec les autres forces de gauche, les lignes restent mouvantes, selon Le Monde.

Plusieurs personnalités – Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, François Hollande notamment – sont régulièrement citées parmi les scénarios de la «primaire sociale‑démocrate» évoquée par le PS. L’ancien président martèle pour sa part qu’il n’y aura pas «de candidat unique de la gauche» et qu’une candidature issue de La France insoumise ne peut «permettre la victoire», plaidant pour que le PS porte sa propre voix en 2027.

Hollande se veut ainsi le défenseur d’une gauche réformiste susceptible de peser face au Rassemblement national, qu’il présente comme un risque majeur pour l’alternance démocratique. Reste à savoir s’il franchira le pas d’une déclaration de candidature, qu’il situe lui‑même «en décembre» si les conditions politiques lui paraissent réunies.

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