Pourtant, la famille a l’habitude de ce genre de vols, puisque le père raconte : “On en entend régulièrement. Mais celui-là me paraissait bien près. J’ai dit : ‘C’est bizarre.'” L’embarcation est passée à “une centaine de mètres” de son habitation. Et John Curaku souffle : “J’ai l’impression que l’avion s’est arrêté en l’air.” Une version que semble aussi soutenir le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy. Ce dernier a déclaré, face aux caméras, que cet avion “est tombé quasiment à la verticale”. Une “avarie” aurait “manifestement provoqué le crash”, détaille-t-il aussi, confirmant que les témoins ont été “nombreux”.
John Curaku n’a pas été témoin que de la chute de l’avion. Il affirme avoir “été voir sur place”, sur les lieux du crash : “J’ai réalisé tout de suite, quand on est arrivé sur place, que c’était vraiment grave.” Autour de la carcasse d’avion, il affirme n’avoir vu aucun “signe de vie des gens”. Il se souvient aussi avoir aperçu deux personnes “éjectées de l’avion” : “Il y avait deux corps à 3, 4 mètres de l’avion”. “J’ai mis à l’abri mon fils” souffle-t-il. D’autres personnes étaient sur place et avaient déjà prévenu les secours, affirme-t-il. “Personne n’a osé s’approcher de l’avion”, ajoute-t-il, évoquant la crainte d’une explosion. “Je suis un peu choqué”, souffle-t-il enfin. “C’est toute la population de Tomblaine qui est attristée”, s’émeut de son côté, le maire Hervé Féron. Il a adressé ses pensées “aux victimes et aux familles”.
Ce qu’il faut retenir :
Un avion de tourisme s’est écrasé à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), dimanche 28 juin.
Les 10 passagers et le pilote sont morts. Il s’agissait d’un baptême de parachutisme.
Le crash a eu lieu à quelques mètres d’habitations. Un témoin dit avoir entendu le moteur de l’avion s’arrêter en plein vol, alors qu’il volait à basse altitude.