Visé par plusieurs accusations de viols et de violences sexuelles, Patrick Bruel est dans le viseur d’un collectif féministe qui a lancé un appel à l’annulation de sa tournée anniversaire. Une pétition, soutenue par des personnalités et associations, a été publiée ce mercredi 22 avril 2026.
Une pétition appelant à l’annulation de la tournée estivale de Patrick Bruel a été rendue publique ce mercredi 22 avril 2026. Portée par le collectif Salon féministe, cette initiative intervient alors que l’artiste de 66 ans est visé par plusieurs accusations de viols et de violences sexuelles.
D’après les derniers éléments recueillis, au moins cinq plaintes ont été déposées et trois enquêtes sont actuellement en cours, notamment en Belgique. De son côté, la pétition évoque 19 témoignages de femmes, dont certaines étaient mineures au moment des faits, ainsi que huit plaintes, dont celles d’une ancienne attachée de presse, avec deux procédures toujours en cours d’instruction. Malgré ce contexte judiciaire, le chanteur a lancé sa tournée anniversaire intitulée “Alors Regarde 35”, qui comprend 57 dates prévues en France et à l’international : une initiative que le collectif féministe appelle désormais à boycotter.
Signée par 54 personnalités et associations féministes, la pétition appelle les municipalités à annuler les concerts de la tournée de Patrick Bruel. Parmi les signataires figurent notamment Anna Mouglalis, Corinne Masiero, Élodie Arnould, Bettina Zourli, Giulia Foïs, Alice Coffin, Anouk Grimberg, Audrey Vernon, Florence Porcel, Pomme, Florence Mendez ou encore Julie Conti.
Pour le collectif Salon féministe, “c’est la tournée de la honte”. “On ne peut pas ignorer le témoignage de 19 femmes dénonçant des violences sexuelles et sexistes”, insiste Mathilde Marius, membre du collectif au micro de RTL le 21 avril 2026, dénonçant le fait qu’un artiste puisse continuer à se produire en bénéficiant d’une “tribune hors norme”. Selon elle, “cette tournée ne doit pas avoir lieu” et la justice doit pouvoir “faire son travail sans que l’équilibre entre les plaignantes et l’accusé ne soit compromis”.